[Revue de presse] Le combat pour Internet est un combat pour des personnes

Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

Cory Doctorow est un militant. Lors d’une conférence, il remet en cause le dogme de « l’information doit-être libre. »
Ce qu’il y a de merveilleux dans l’idée de gagner sa vie avec un travail créatif, c’est qu’il existe un grand nombre de façons de le faire. Pratiquement chaque artiste qui a un succès commercial est un cas particulier et gagne sa vie d’une manière différente de ce que font tous les autres.

En fait, gagner sa vie dans le domaine de la création est tellement rare que ce n’est peut-être qu’une sorte d’anomalie statistique, une probabilité infinitésimale.

Chaque fois que quelqu’un vous promet de vous protéger en enfermant vos trucs sans vous donner de clé ? — Ce n’est pas pour vous protéger.

La célébrité ne vous rendra pas riche, mais vous ne pouvez pas vendre votre art sans elle. […] « si personne n’a entendu parler de vos trucs, personne ne les achètera »

Mais le secteur indépendant est en train de se faire écraser par les industries du divertissement.

Qu’est-ce que l’Internet ? c’est le système nerveux du 21 e siècle à travers lequel passent toutes nos activités. Tout ce que nous faisons aujourd’hui implique l’Internet et l’Internet sera nécessaire pour tout ce que nous ferons demain.

Empêcher Internet de créer des copies c’est comme empêcher l’eau d’être mouillée.

l’information ne veut pas être libre, ce sont les gens qui veulent être libres. Tout ce qu’elle veut de nous, tout ce que l’information veut de chacun de nous, c’est qu’on arrête d’anthropomorphiser l’information. Parce que l’information n’est qu’une abstraction et elle ne peut pas vouloir le moindre fichu truc.

ils sont allés dans une cité HLM du nord de l’Angleterre qui a bénéficié d’un accès gratuit à Internet pendant quelques années. Il se trouve que cette cité était juste à côté d’un nœud de raccordement du réseau, et ils ont été raccordés, ils ne l’ont pas demandé ou signé quoi que ce soit… Et PWC a comparé les habitants de cette cité à ceux de HLM voisins qui n’avaient pas eu ce coup de chance géographique. Et ils ont trouvé que les familles qui avaient été connectées, par rapport aux familles des autres HLM, faisaient de meilleures études, se nourrissaient plus sainement, avaient de meilleurs emplois, un plus grand pouvoir d’achat, moins de dettes, plus de mobilité sociale, une meilleure participation à la vie publique, étaient mieux informés sur la politique et votaient davantage.

mais si vous avez besoin de casser l’Internet pour réussir votre truc… alors vous êtes du mauvais côté de l’histoire.

Lire la suite sur le Framablog

    Le cybercorsaire du cyberespace ou la lutte vaine contre la cyberguerre

    Par le Temps de lecture estimé : 5min 3 Commentaires

    crédit : etc.usf.edu
    crédit : etc.usf.edu

    Jean-Paul travaille pour le ministère de l’intérieur. Il est « cybercorsaire »[1]. Son rôle ? Il doit pirater des sites internet de terroristes. Des sites tenus par des personnes voulant recréer un âge d’or qui n’existe plus[2], de la pédopornographie, ce genre de truc qui monsieur et madame tout le monde ne s’intéresse pas.
    Mais de jour en jour, son métier est de plus en plus dur.
    picture
    Tweet véridique

    En effet, les méchants terroristes ne sont pas idiots. A chaque site censuré, c’est dix qui apparaissent sur la toile. Un vrai jeu du gendarme et du voleur.
    Puis un jour, le Premier ministre proposa une loi : l’utilisation de DPI[3] sur toutes les communications. Et un système de filtrage par liste blanche[4]. Pas fou, les terroristes utilisent d’autres moyens pour faire passer leur message : Freenet, Tor, ou même des tracts dans la rue passé sous le manteau. De plus, cette censure les aident : après tout, si on cherche à les censurer, n’ont-il pas un message important qui gênerait le gouvernement ?[5] Finalement cette loi a une efficacité zéro. Plus on essaye de censurer et plus le message est transmit[6]
    Maintenant, revenons en arrière et changeons le cours de l’histoire. Jean-Jacques est un politicien pas trop idiot[7]. Il se dit que, au lieu de censurer des sites, on allait s'attaquer à la racine du problème. Alors il se pose la question suivante : Pourquoi diantre des jeunes, pourtant sain d'esprit selon leur famille, partent à la guerre défendre euh quelque chose ? Peut-être qu'ils sont en manque de sensations fortes, sensations qu’ils avaient du temps où le service militaire existait encore ? Une envie de partir à l’aventure ? Ou alors qu’ils n’ont plus confiance en leur pays, ils ont eu que des désillusions ? Ou alors, comme toute l'humanité, ils subissent leur crise existentialisme ? Qu'ils ont envie de croire en quelque chose ?[8] Avoir une famille, se sentir utile ? Jean-Jacques ne sait pas vraiment ce qui motive ces gens à partir au Moyen-Orient donner leur vie. Il sait seulement que, si on traite la cause de leur désarroi, ces personnes pourront s'épanouir et ne voudront plus partir faire la guerre. Pour lui, traiter à la racine le problème serait plus efficace que cacher les symptômes.
    Mais bon, il est plus simple de vouloir apporter une réponse technique que humaine.
    1. Moi, perso, ça me fait penser à ça :
      ^
    2. dernier sursaut avant la mort ? Symbole d’un monde en pertes de repères ? ^
    3. Deep packet inspection. Voir Reflets ^
    4. On laisse rien passer, sauf ce qui est autorisé ^
    5. Ou la méthode « on me censure, donc je suis une victime donc écoutez moi » si chère aux complotistes. ^
    6. L’effet flamby ^
    7. Quoi, ça existe encore ça ? ^
    8. Ce qui est fondamentalement humain. Même les athées ont un idéal ^

    Payer plus d’impôts que Robespierre

    Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

    Je suis tombé, en buvant mon thé et en consultant mes flux, sur cette information. Je la remet ici :
    En France, les impôts étaient bien moins élevés en 1789 qu'en 2013. Sous l'Ancien Régime, un travailleur français moyen payait l'équivalent de 18 jours de travail en impôts. Aujourd'hui, cela équivaut à 208 jours, soit 11,5 fois plus.

    Certes, à l’époque du citoyen Capet, on payait moins d’impôts. Mais, avant de tomber dans le piège de « on paye trop d’impôts » (on en paye toujours trop), une remise en point est nécessaire, avant que des personnes veuillent retourner à ce siècle de révolution.
    Le niveau de vie de l’époque était, pour le français moyen, faible. Certes, il y avait quelques médecins, quelques marchands, mais la majorité du tiers-état (le seul qui payait des impôts), était des paysans. Or à l’époque on gagnait pas de quoi beaucoup survivre. Si on avait de la chance, un toit sur la tête, des terres (qui on a vraiment la chance d’en posséder, sinon elles appartiennent à la noblesse qui la loue), quelques meubles, une ou deux bêtes et c’est tout. De nos jours ? Une maison ou un appartement confortable, une télévision, un ordinateur, un accès aux loisirs… Le niveau de vie s'est élevé. Et de part conséquent notre richesse.
    De plus, on a le droit à des prestations (sécurité sociale, …) qui n’existait pas à l’époque.
    Donc certes, on paye plus d’impôts, mais on est plus riche. A bon entendeur.

      Oui à la neutralité du net et non aux ralentissements volontaires des sites Internet

      Par le Temps de lecture estimé : 5s 0 Commentaire

      chargement Article en cours de chargement…

      Pour plus d’informations, voir l’initiative SlowDay.

        Shaarli, le réseau social décentralisé par excellence ?

        Par le Temps de lecture estimé : 5min 4 Commentaires

        Shaarli est un petit logiciel sans prétention composé de quelques lignes de code. Avec ce petit logiciel, vous pouvez partager des liens ou des notes. C’est un outil tout simple, sans prétention. Pourtant, une communauté (un peu geek/technophile sur les bords, certes, au début), a détourné l’usage premier pour le transformer en un réseau social décentralisé. Décentralisé ? C’est à dire ?
        Admettons que vous voulez aller sur gazouilleur[1] ou trombinoscope[2]. Vous êtes obligés d’aller sur le site gazouilleur.com ou trombinoscope.com pour poster vos messages, des vidéos, ou d’autres trucs de fous de la mort qui tue ! Et si un jour votre site tombe en panne (ça arrive souvent), vous ne pouvez, et vos amis non plus, rester en contact. Et puis, il y a eu de nombreuses polémiques concernant l'espionnage des données.
        Shaarli n’a pas ces désagréments[3]. Vous mettez shaarli sur votre serveur (ou celui d’un ami ou une personne qui possède un serveur ET qui a votre confiance), et vous postez vos liens. Vous pouvez suivre vos amis grâce à la merveilleuse technologique du RSS[4]. Si le serveur d’un de vos amis tombe en panne, cela n’impactera pas tout les serveurs possédant shaarli. Vous perdrez qu’une partie de l’information. C’est ce qu’on appelle la résilience.
        Bon, OK, dans sa forme avec les flux RSS, il y a pas de commentaires, et on sais pas qui répond à qui si on ne suit pas tout le monde. Pas de panique, Shaarli.fr, le plus gros annuaire des shaarlis, recense un sacrée nombre de shaarli. On peut donc voir qui répond à qui… Il suffit juste d’enregistrer son site. Il y a une grosse communauté, environ 200 personnes.
        Si vous êtes intéressés[5], je peux installer des shaarlis sur l’étudiant libre, voir même faire une instance comme Shaarli.fr au besoin, pour plus de résilience !
        Vive le web indépendant :)
        1. Twitter ^
        2. Facebook ^
        3. Shaarli favorise un Web indépendant ^
        4. Faut aussi que je vous parle de ça, c’est encore un truc trop génial ! en attendant, demandez à Marien, il vous donnera aussi des explications ^
        5. Manifestez votre joie dans les commentaires ^

        Comment l’extrême droite utilise Internet pour conquérir les esprits ou l’utilisation d'une propagande bien huilée

        Par le Temps de lecture estimé : 5min 1 Commentaire

        Yoni Kaplan-Nadel - domaine public
        Yoni Kaplan-Nadel - domaine public

        J’ai vu passer dans la shaarliosphère un lien intrigant montrant une vidéo sur comment gruger le fisc et la redevance. Sans même cliquer, j’ai flairé l’entourloupe. Sérieusement, cela redirige vers un site d’un parti d’extrême droite. Et dans ma tête, il a eu une lumière : sous des airs de trucs et astuces diverses, l’extrême droite fidélise son électorat. Laissez moi vous expliquer leur stratégie pour attirer le chaland.
        Tout d'abord, écrivez des articles possédant une certaine neutralité politique et idéologique, mais qui est générateur de clic, du genre « Comment gruger le fisc facilement et légalement ». Vous retrouverez ce genre de titres dans la presse à sensation. En ayant un peu de bouteille dans le surf sur le web, on flaire ce genre de titres de loin, mais ça demande une petite habitude. Après que le quidam ai visionné l’article, il cliquera sur un des liens proposés en guise de suggestion de lecture. Une majorité de blog font ça pour que les lecteurs restent, même le site de votre fidèle serviteur (même si dans mon cas, c’est une liste choisie aléatoirement). Peu à peu, les articles dévoile une certaine idéologie sans trop le dire. Ils vont pas vous dire frontalement « Eux c’est nos moutons noirs », non, ils vont faire d’une manière plus fine : ils vont insister sur la grandeur de la France[1], que le produit français crée des emplois (et le critère monétaire fait souvent mouche, surtout en temps de crise). Des arguments qui en filigranes disent : Les autres nous empêchent de nous réaliser pleinement. Ils vont aussi jouer sur le mécontentement général, en faisant la stratégie du « tous pourris, mais pas nous, on est l’alternative, le changement ». Les gens, naïvement, vont y croire par désespoir. Stratégie classique du populisme.
        Après que cet état d’esprit s’insinue en vous de manière inconsciente, ils auront gagnés la bataille : vous serez prit dans l’engrenage et vous aurez accepté de lire de plus en plus de blogs de la fachosphère : c’est une technique bien connue du marketing : une fois que vous aurez cédée une fois, vous devez continuer jusqu’au bout. C’est la dissonance cognitive.
        En bref, la stratégie est simple : attirer puis attraper et ne pas relâcher. On pourrait croire que juste les esprits faibles peuvent tomber dedans : non, parce que cela se joue dans l’inconscient. Le seul moyen de lutter est de se forger une armure. Mais même avec la plus solide des armures ne peut rien face à l’effet du mimétisme et de la pression de groupe.
        Si même avec des esprits armées comme Timo (qui était le premier à avoir poster le lien sur la shaarliosphère) sont tombés dans le piège, ceux qui doivent partager de manière candide sur Facebook doivent être légion. Notre seul arme : s’informer.
        Le nationalisme est une maladie contagieuse[2]. Il faut s’éloigner le plus possible au risque de retomber dans les guerres et les horreurs perpétrées aux XX eme siècle avec Hitler, Staline et compagnie.
        1. Les mêmes qui auront des propos misogynes et racistes sur une/des ministre·s, preuve d’une grandeur d’esprit ^
        2. Mais même présente à gauche malheureusement :( ^

        Vers une régionalisation de l'Europe, étude de cas

        Par le Temps de lecture estimé : 5min 1 Commentaire

        En Europe, on voit de plus en plus de régions veulent être indépendants, ou du moins avoir une autonomie. On peut citer par exemple la volonté écossaise de se désolidariser du Royaume-Uni. Dans une moindre mesure, on peut citer le cas particulier de la Corse, qui est une région au pouvoir étendue.
        Récemment, les députés de Savoie et de Haute-Savoie ont voulu fusionner les deux régions afin de transformer en collectivité territoriale. Cette montée en puissance des mouvements identitaires remet en cause la notion d’État-nation.
        On peut voir que certaines régions ont des identités fortes. Je vais prendre le cas de deux régions : la Bretagne et le Pays Basque. Après, nous allons le comparer au cas savoyard.
        Définissons ce qui pourrait constituer une identité à un territoire. Je peux décerner plusieurs critères :

        Concernant le drapeau, on le retrouve, dans les trois régions, sur toutes les mairies ou presque.
        Néanmoins, le cas de la langue est plus épineuse. Dans ces deux régions, on peut voir le bilinguisme sur les panneaux, la langue « officielle », c'est à dire le français, et la langue locale. Dans le cas de la Savoie, pas de panneaux, ou très très rarement en Arpitan (la langue régionale). C'est vrai, qu'historiquement, en Savoie, on parlait aussi français. D'où le choix de l'annexion à la France plutôt que l'Italie dans le traité de 1860.
        La constitution politique existe dans les trois régions. On peut citer par exemple l'assemblée des pays de Savoie.
        Concernant le dynamisme économique, ils sont pléthore : Marque Savoie, Made In Bretagne
        On voit donc, que, malgré quelques petites différences entre ces régions, il y a une cohérence territoriale faisant d'eux des régions uniques.
        Maintenant qu'on a vu qu'il pourrait-être intéressant de donner un statut particulier à ses régions, voyons comment le faire.
        En France, la III République à centré ses efforts sur l'unité nationale : interdiction par exemple de parler patois, mais seulement le français. Cela avait pour but de gommer les particularités locales au sein du territoire. Il suffit de constater les différents mouvements séparatistes pour voir que les seuls qui veulent rester français sont ceux de l'ancien domaine royal.
        De même, jusqu'au XIX (période de la III République), on parlait d'états et de peuples, au pluriel, italien et allemand. Ainsi, il y a eu une unification de peuples différents mais à la culture commune. On pourrait noter des similitudes à la situation française. Cette unification avait pour rôle de renforcer le pouvoir d'un pays. Le pouvoir de l'unité rend plus fort.
        De nos jours, les états sont moins souverains. Mais l'Europe si. Pourquoi pas dissoudre la notion d’État-nation et former une Europe non plus basé sur les États, mais sur les régions ? Ainsi, le Pays Basque espagnol et français se retrouveront ensemble et profiteront des avantages de l'Union. Tout le monde se retrouvera gagnant[1] . Sauf bien sûr ceux qui sont déjà au pouvoir, mais cela est une autre affaire[2].
        Ainsi, on pourrait espérer à une Europe Fédérale des régions. Après tout, la Bretagne et le Pays Basque ont leur TLD, preuve d'une volonté d'affirmer leur identité. Pourquoi pas imaginer des .bzh.eu ou des .eus.eu afin d'accentuer l’idée d'une Europe Fédérale ?
        L'Union Européenne à pour deviseunité dans la diversité Pourquoi vraiment le mettre en pratique en dissolvant l’État, archaïque, et créer un Pays-Continent ? Une Europe plus démocratique pourra donc se former.[3]
        Après tout, le rêve de l'Europe, ce n'est pas tant l'union des pays mais plus l'union de ses peuples.
        1. Par la fin du conseil des chefs d’États qui cédera ses pouvoirs à l'EuroParlement ^
        2. Madrid s'oppose par exemple à l'entrée dans l'UE de l’Écosse pour éviter que ses régions se sépare du pays et profite du système économique européen en l'intégrant ^
        3. Si on accepte que chaque minorité donc chaque région soit représenté au parlement européen et que ce parlement possède plus de pouvoir qu'actuellement ^

        ma maison est grande ouverte

        Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

        Le blog. C’est un outil magique, génialissime. Pour quelques euros par mois (voire moins si on se débrouille bien), on peut arriver à parler au monde entier. Partager son opinion.
        Mais écrire en public, ce qui est différent de parler en public, est un exercice difficile. Imaginez qu’un jour vous deviez écrire un édito dans un journal, même local, pour promouvoir une cause. Imaginez que vous deviez écrire un livre. On peut imaginer plein de choses, et l’écriture de billets de blog est un bon exercice. Depuis que j’ai ce blog, j'ai amélioré mon argumentation, la structuration de ma pensée, et même tout simplement mon style a changé.

        Benjamin Bayard, dans ses conférences, décrit les différents stades de l’internaute. Au début, il ne change pas trop ses habitudes, il transpose ses actions en numérique. Par exemple l’envoi de blagues (vous savez, les courriels avec les diaporamas !) ou il fait ses réservations de billets en ligne.
        Ensuite, l’internaute devient lecteur. Il lit des blogs, des journaux en ligne. Il commence même à recouper les informations en comparant avec d’autres journaux, alors que la lecture quotidienne de plusieurs journaux papiers est réservée aux intellectuels. Généralement, les personnes achètent le journal régional dans leur bureau de tabac, avec la baguette et les cigarettes ou le lise au bistrot.
        Ensuite, il devient râleur (les Français sont en avance sur cela, ils ont déjà des notions). Il râle sur les actualités. Mais il se fait réprimander à cause de son manque d’arguments.
        Ensuite, il devient commentateur. Il commence à argumenter. Il se confronte aux autres. Et ses arguments se font de plus en plus tranchants. Il reconnaît quand il se trompe. Peu à peu, son jugement s’affine.
        Certains commentateurs deviennent des auteurs, en écrivant sur leur propre blog.
        Finalement, le stade ultime, c’est celui d’animateur : il aide les « jeunôts », les « bleus », les nouveaux auteurs à écrire. Il anime des blogs avec plusieurs auteurs.

        À la lumière de cette métamorphose, cette transformation, l’homme devient un homme politique dont rêvait Aristote. Pas un politicard qui détourne l’argent, mais quelqu’un qui s’occupe de la vie de la cité. Il débat, tel les Athéniens sur les sujets qui le touche. Il devient un humaniste, en essayant de penser par lui-même, par son propre libre arbitre. C’est un homme hérité des lumières en ouvrant sa tolérance et sur le monde. Finalement, il devient solidaire, emporté par la solidarité des internautes, qui s’exprime par exemple par l’effet streisand.

        Cette métamorphose sera longue et douloureuse. Mais d'aliboron vous deviendrez savant. C’est d’une grande excitation intellectuelle !
        Si vous le voulez bien, je me ferai un plaisir – modestement bien sûr, je suis encore sur la longue route de cette transformation – de vous accompagner dans votre « formation » à l’art délicieux et délicat d’être un internaute. Vous ferez alors partie de l’élite savante, cette qui réfléchie et écrit. Celle qui comprend et qui agit.
        Si vous ne voulez pas vous embêter avec des considérations techniques, je vous ouvre ma maison, mon blog. Votre langue sera alors déliée et vous pourrez parler, plus librement que sur les réseaux sociaux qui vous censure !
        Si vous voulez faire partie de l’équipe, même si ce n’est qu’écrire une courte diatribe sur un sujet tenant à cœur, contactez-moi, on s’arrangera ;)

          Ray's Day Party !

          Par le Temps de lecture estimé : 40s 1 Commentaire

          Aujourd'hui, nous fêtons l'anniversaire d'un géant de la littérature : Ray Bradbury. C'est un monument de la littérature !
          Pleins d'auteurs proposent leurs e-books gratuitement en cette journée des amoureux du livre. Mon projet d'écriture n'ayant que commencé, je vous propose un autre projet : Un cadavre exquis géant !
          Le principe est très simple. Quelqu'un commence à écrire. Puis quelqu'un d'autre continue jusqu'à atteindre les 50 000 mots. Pourquoi ce nombre ? C'est très simple, c'est le minimum requis pour participer au NaNoWriMo.
          Vous pouvez retrouver le projet ici. J'espère pouvoir publier le livre lors du prochain Ray's Day Party !
          Vive la lecture et vive l’écriture ! Longue vie au livre !

            Oui, je suis patriote… Mais de quelle patrie en faite ?

            Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

            Il y a quelques temps, j’ai eu une discussion passionnante avec mon e-ami last-geek sur la notion de patriotisme.
            Ma thèse, comme vous aurait pu le remarquer certainement, était celui de quelqu'un qui était contre la notion de patrie. La nation est pour moi quelque chose d'archaïque. C'est pour cela que je suis un européïste convaincu, pour le pas dire un mondialiste. Autant je pouvais aimer la culture, l'histoire de France, autant je ressentait une joie irrésistible en voyant le drapeau tricolore ou en entendant l'hymne national.
            Puis Last-Geek apporta un argument essentiel, qui différencia patriotisme et nationalisme. Le nationalisme était : j'aime mon pays et je hais les autres (je caricature mais l'idée semble juste), alors que le patriotisme était aimer son pays pour l'aider à s'épanouir, de contribuer à son progrès.
            Une partie du débat ensuite se déclina pour savoir si le peuple européen, malgré sa ressemblance et son histoire commune forma un pays en tant que telle, comme l'Allemagne ou l'Italie avant leur réunification. Un très grand pays qui allait en somme donner quelque chose de prometteur. C'est sur ce point que nous sommes plus d'accord.
            Mon ami, permet moi de continuer ce débat avorté prématurément publiquement. Car il est, à mon sens, important.
            En effet, depuis quelques années (le Siècle de Lumière ou part là) naquit une conscience importante de citoyenneté mondiale. Non pas qu'elle n'exista pas avant. Mais elle fut minoritaire, partagé parmi quelques artistes ou philosophes. Là, elle prend de l'ampleur. Ainsi, après avoir débattu longuement, au son du crépitement du feu de la cheminé, en sirotant un whisky et de l'autre tenant un cigare. Excuse moi de ce Parangon du penseur, mais je voulais planter le décor.
            Retournons à nos moutons.
            Le patriotisme veut que nous aimons notre pays pour le faire avancer. Et aimer ses institutions. Et, de manière inconsciente, car Freud est bien de la partie, aider nos compatriotes. On peut voir l'élan de compassion pour les français mort dans les récents accidents d'avions, que les journalistes n'ont nullement hésité à cacher cela. On ne parlait que de cela. De la cinquantaine, voire moins, de français qui ont péri dans un vol qui faisait le quadruple, si n'est plus de passagers. Mais ceux-là, personne n'en parlait, éludé, comme une perte de valeur. Et pourtant ce sont des humains. Ainsi, la citoyenneté mondiale ferait en sorte que l'on considère tout les humains comme des compatriotes.
            Les crises récentes, qui soit religieux (et non spirituelle !), morale, économique, environnementale, politique, sociétale, financière, … sont aussi mondiale. Et il faudra la coopération de chacun pour réussir à les vaincre. Il faut se coordonner pour réussir à moins polluer par exemple. Coordination que seul un état supranational pourra faire, avec des lois fortes. Il faut une coopération mondiale pour vaincre la famine et les pandémies. Nous en sommes capables. Nous voulons juste pas coopérer par égoïsme.
            Le monde est devenu petit. Un village. En quelques heures je suis au bout du monde. Il serait bien pratique d'avoir une monnaie, une langue, des lois, des unités de mesures commune. Qu'il serait pratique que tous aurait droit à une éducation, au soins…
            Ce n'est pas un rêve, c'est possible. C'est même pragmatique. C'est possible, et c'est même une nécessité.
            Mon seul pays est le monde et ma seule patrie l'humanité. Je tiens trop à ma liberté pour n'être qu'un sujet d'un pays.