ma maison est grande ouverte

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Le blog. C’est un outil magique, génialissime. Pour quelques euros par mois (voire moins si on se débrouille bien), on peut arriver à parler au monde entier. Partager son opinion.
Mais écrire en public, ce qui est différent de parler en public, est un exercice difficile. Imaginez qu’un jour vous deviez écrire un édito dans un journal, même local, pour promouvoir une cause. Imaginez que vous deviez écrire un livre. On peut imaginer plein de choses, et l’écriture de billets de blog est un bon exercice. Depuis que j’ai ce blog, j'ai amélioré mon argumentation, la structuration de ma pensée, et même tout simplement mon style a changé.

Benjamin Bayard, dans ses conférences, décrit les différents stades de l’internaute. Au début, il ne change pas trop ses habitudes, il transpose ses actions en numérique. Par exemple l’envoi de blagues (vous savez, les courriels avec les diaporamas !) ou il fait ses réservations de billets en ligne.
Ensuite, l’internaute devient lecteur. Il lit des blogs, des journaux en ligne. Il commence même à recouper les informations en comparant avec d’autres journaux, alors que la lecture quotidienne de plusieurs journaux papiers est réservée aux intellectuels. Généralement, les personnes achètent le journal régional dans leur bureau de tabac, avec la baguette et les cigarettes ou le lise au bistrot.
Ensuite, il devient râleur (les Français sont en avance sur cela, ils ont déjà des notions). Il râle sur les actualités. Mais il se fait réprimander à cause de son manque d’arguments.
Ensuite, il devient commentateur. Il commence à argumenter. Il se confronte aux autres. Et ses arguments se font de plus en plus tranchants. Il reconnaît quand il se trompe. Peu à peu, son jugement s’affine.
Certains commentateurs deviennent des auteurs, en écrivant sur leur propre blog.
Finalement, le stade ultime, c’est celui d’animateur : il aide les « jeunôts », les « bleus », les nouveaux auteurs à écrire. Il anime des blogs avec plusieurs auteurs.

À la lumière de cette métamorphose, cette transformation, l’homme devient un homme politique dont rêvait Aristote. Pas un politicard qui détourne l’argent, mais quelqu’un qui s’occupe de la vie de la cité. Il débat, tel les Athéniens sur les sujets qui le touche. Il devient un humaniste, en essayant de penser par lui-même, par son propre libre arbitre. C’est un homme hérité des lumières en ouvrant sa tolérance et sur le monde. Finalement, il devient solidaire, emporté par la solidarité des internautes, qui s’exprime par exemple par l’effet streisand.

Cette métamorphose sera longue et douloureuse. Mais d'aliboron vous deviendrez savant. C’est d’une grande excitation intellectuelle !
Si vous le voulez bien, je me ferai un plaisir – modestement bien sûr, je suis encore sur la longue route de cette transformation – de vous accompagner dans votre « formation » à l’art délicieux et délicat d’être un internaute. Vous ferez alors partie de l’élite savante, cette qui réfléchie et écrit. Celle qui comprend et qui agit.
Si vous ne voulez pas vous embêter avec des considérations techniques, je vous ouvre ma maison, mon blog. Votre langue sera alors déliée et vous pourrez parler, plus librement que sur les réseaux sociaux qui vous censure !
Si vous voulez faire partie de l’équipe, même si ce n’est qu’écrire une courte diatribe sur un sujet tenant à cœur, contactez-moi, on s’arrangera ;)

    Ray's Day Party !

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    Aujourd'hui, nous fêtons l'anniversaire d'un géant de la littérature : Ray Bradbury. C'est un monument de la littérature !
    Pleins d'auteurs proposent leurs e-books gratuitement en cette journée des amoureux du livre. Mon projet d'écriture n'ayant que commencé, je vous propose un autre projet : Un cadavre exquis géant !
    Le principe est très simple. Quelqu'un commence à écrire. Puis quelqu'un d'autre continue jusqu'à atteindre les 50 000 mots. Pourquoi ce nombre ? C'est très simple, c'est le minimum requis pour participer au NaNoWriMo.
    Vous pouvez retrouver le projet ici. J'espère pouvoir publier le livre lors du prochain Ray's Day Party !
    Vive la lecture et vive l’écriture ! Longue vie au livre !

      Oui, je suis patriote… Mais de quelle patrie en faite ?

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      Il y a quelques temps, j’ai eu une discussion passionnante avec mon e-ami last-geek sur la notion de patriotisme.
      Ma thèse, comme vous aurait pu le remarquer certainement, était celui de quelqu'un qui était contre la notion de patrie. La nation est pour moi quelque chose d'archaïque. C'est pour cela que je suis un européïste convaincu, pour le pas dire un mondialiste. Autant je pouvais aimer la culture, l'histoire de France, autant je ressentait une joie irrésistible en voyant le drapeau tricolore ou en entendant l'hymne national.
      Puis Last-Geek apporta un argument essentiel, qui différencia patriotisme et nationalisme. Le nationalisme était : j'aime mon pays et je hais les autres (je caricature mais l'idée semble juste), alors que le patriotisme était aimer son pays pour l'aider à s'épanouir, de contribuer à son progrès.
      Une partie du débat ensuite se déclina pour savoir si le peuple européen, malgré sa ressemblance et son histoire commune forma un pays en tant que telle, comme l'Allemagne ou l'Italie avant leur réunification. Un très grand pays qui allait en somme donner quelque chose de prometteur. C'est sur ce point que nous sommes plus d'accord.
      Mon ami, permet moi de continuer ce débat avorté prématurément publiquement. Car il est, à mon sens, important.
      En effet, depuis quelques années (le Siècle de Lumière ou part là) naquit une conscience importante de citoyenneté mondiale. Non pas qu'elle n'exista pas avant. Mais elle fut minoritaire, partagé parmi quelques artistes ou philosophes. Là, elle prend de l'ampleur. Ainsi, après avoir débattu longuement, au son du crépitement du feu de la cheminé, en sirotant un whisky et de l'autre tenant un cigare. Excuse moi de ce Parangon du penseur, mais je voulais planter le décor.
      Retournons à nos moutons.
      Le patriotisme veut que nous aimons notre pays pour le faire avancer. Et aimer ses institutions. Et, de manière inconsciente, car Freud est bien de la partie, aider nos compatriotes. On peut voir l'élan de compassion pour les français mort dans les récents accidents d'avions, que les journalistes n'ont nullement hésité à cacher cela. On ne parlait que de cela. De la cinquantaine, voire moins, de français qui ont péri dans un vol qui faisait le quadruple, si n'est plus de passagers. Mais ceux-là, personne n'en parlait, éludé, comme une perte de valeur. Et pourtant ce sont des humains. Ainsi, la citoyenneté mondiale ferait en sorte que l'on considère tout les humains comme des compatriotes.
      Les crises récentes, qui soit religieux (et non spirituelle !), morale, économique, environnementale, politique, sociétale, financière, … sont aussi mondiale. Et il faudra la coopération de chacun pour réussir à les vaincre. Il faut se coordonner pour réussir à moins polluer par exemple. Coordination que seul un état supranational pourra faire, avec des lois fortes. Il faut une coopération mondiale pour vaincre la famine et les pandémies. Nous en sommes capables. Nous voulons juste pas coopérer par égoïsme.
      Le monde est devenu petit. Un village. En quelques heures je suis au bout du monde. Il serait bien pratique d'avoir une monnaie, une langue, des lois, des unités de mesures commune. Qu'il serait pratique que tous aurait droit à une éducation, au soins…
      Ce n'est pas un rêve, c'est possible. C'est même pragmatique. C'est possible, et c'est même une nécessité.
      Mon seul pays est le monde et ma seule patrie l'humanité. Je tiens trop à ma liberté pour n'être qu'un sujet d'un pays.

        Il faut sauver le soldat Fennek

        Par le Temps de lecture estimé : 10s 0 Commentaire

        Fennek.io, hébergeur des Apprentis Philosophes, du Geek Café et de l’étudiant libre, encensé par les shaarlistes, risque de fermer. Pourquoi ? Et comment le sauver ?
        Keulemans FennecBy Mivart, St. George Jackson, 1827-1900 [Public domain], via Wikimedia Commons

        Le prix libre… ou la raison d’un échec


        Fennek est connu pour pratiquer un prix libre. C’est sa marque de fabrique. En soi, l’idée est génialissisme. Malheureusement, Med, le sysadmin de l’hébergeur, me déclara dans un courriel qui n’arriva pas à rentrer dans ses coûts. Le projet « ne rapporte vraiment rien et qui n’est pas viable ni à long, ni à court ni à moyen terme ». On peut alors émettre plusieurs hypothèses : soit il n’y a pas assez d’adhérents soient peu ou prou personnes veulent mettre la main au portemonnaie. Ainsi, l’utopie du prix libre se confronte à la réalité : les gens sont radins. Il faut donc faire un service qui pousse les gens à « développer la plateforme pour en faire une vraie plateforme d’hébergement mais pas seulement, ce que je vise c’est le déploiement et l’amélioration de l’expérience utilisateur et l’expérience de développement. ».
        Fennec FoxBy yvonne n from willowick, usa (Fennec Fox) [CC-BY-2,0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2,0)], via Wikimedia Commons

        Tempête de cerveaux : Qu’attendez vous d’un hébergeur ?


        Bon les amis, vous ne voulez pas laisser tomber un des rares hébergeur de qualité, non ? Cela serait quand même une grosse perte.
        Qu’attendez-vous d’un hébergeur de qualité, idéal ? Plusieurs idées ont été évoqué par courriel, et je compte sur vous pour en trouver d’autres et donner votre avis sur les propositions !

        Fennec foxBy Kkonstan (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-3,0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3,0)], via Wikimedia Commons

        Le mot de la fin


        Un hébergeur à taille humaine et libriste, c’est déjà difficile. Faire en plus un produit de qualité encore plus. Med est en pleine période de doute, ne sachant plus vers quoi se tourner. C’est le moment de sauver cet hébergeur qui risque de disparaître des radars !
        Comme disait la pub, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! Et au XXI, les idées sont l’or noir.

          La gestion des biotopes

          Par le Temps de lecture estimé : 45s 1 Commentaire

          L'écologie, dans le sens scientifique du terme[1] nécessite de raisonner en terme de système et non d'objets. Il est inutile de protéger des animaux si on protège pas leur milieu. L'introduction d'une seule espèce, ou sa disparition, peut avoir des conséquences importantes. Cette vidéo le démontre :

          Le Sahara influence les Bahamas. Ainsi, tel un battement d’aile de papillon, tout peut changer et être bouleverser. Vous y penserez la prochaine fois que vous écraserez un insecte, et que vous penserez : « ce n’est pas grave, c'est qu’une fourmi » ou que vous planterez une plante exotique pour égailler votre jardin ou que vous relâcherez votre tortue de Floride dans les égouts. Réintroduire une espèce, c’est simple, en décimer une invasive, beaucoup moins !
          1. Voir écologie, écologie, est-ce que j'ai une tête d'écologiste ? ^

          à propos de la question israëlo-palestinienne

          Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

          Je me forçais d’avoir un devoir de réserve là-dessus. Et puis, finalement, on n’est pas bien informé dessus. Après tout, le débat était enflammé, et particulièrement en ce moment. Un fanatisme s’est installé. Mais finalement, j’ai craqué et je réagis.
          Finalement, cette guerre, c’est quoi ? D’un côté un gouvernement d’extrême-droite. De l’autre, un intégrisme, un fanatisme religieux (si tant soi peu que cela peut-être appelé religion…). Et au milieu ? Des innocents. Des civils qui voient leurs maisons détruites. Des écoles et des hôpitaux bombardés. Une armée fait de jeunes, qui avaient la vie devant eux mais qui enrôlé de force (le service militaire est obligatoire en Israël), voit leur fin proche, sans espoir de retour.
          Finalement, ceux à blâmer, à critiquer, à montrer du doigt, à dénoncer, ce n’est pas les Israéliens. Ce n’est pas les Palestiniens. Ce ne sont pas les juifs. Ce ne sont pas les musulmans. Ce sont leurs gouvernements, qui est aveuglé par le fanatisme. Un gouvernement qui a perdu toute notion de justice. Un gouvernement qui a perdu toute notion de réalité.
          Dans cette guerre, on ne peut pas être pour untel ou contre un autre. Les deux gouvernements commettent des atrocités, malgré ce que dit la propagande. Et les deux populations souffrent.
          Des mères pleurant leurs enfants morts au combat. Des enfants pleurant d’avoir perdu leurs parents.
          Cette guerre, si tant soi peu que cela soit une guerre, cette boucherie sanguinaire, cet enfer, cet pandémonium, qui aveugle les deux dirigeants, vision obscurcie par le voile de la folie, tranche avec le rôle qu’a joué et que joue cette parcelle de terre : la Terre Sainte, le paradis terrestre pour de nombreuses religions. La manifestation de l’Amour Divin, de la Fraternité, de l’Unité finalement, puis-ce Dieu est un et est unique, il est donc le même que l’on soit juif, chrétien, musulman… Aimez-vous les uns les autres. Et non tuez-vous les uns les autres.
          Finalement, choisir un campssignifie qu’il y aura un vainqueur et un perdant. Malheureusement, il n’y aura que des perdants. Des blessés, des morts, un territoire à reconstruire. On peut, au premier abord soutenir l’un ou l’autre : la colonisation ou la défense contre le terrorisme. Mais des deux camps il y a des terroristes. Sinon il n’y aurait pas de guerre. Finalement, cette guerre, comme toutes les autres, est futile. Après tout, à quoi bon se battre pour un lopin de terre. On y gagne quoi finalement ? Simplement d’y creuser sa propre tombe.
          Cette situation, insoutenable et violant les droits de l’homme et nombreux traités de guerre (même la guerre à des règles !), met en lumière une notion rendue caduque : celle de nation. Ce terrain finalement, engendre bataille pour en connaître les propriétaires. Mais à la limite, on s’en fout à qui appartient la terre si les propriétaires sont au fond d’une tombe, non ? Vaut mieux vivre en paix, ce que les deux peuples sont capables (l’Histoire l’a prouvé). À moins que cette guerre ne soit, malheureusement, qu’un exemple de plus de la décadence de l’être humain.
          Mais bon, ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois malheureusement que la folie des hommes le poussera à combattre, au péril de sa vie, pour une victoire courte. Les civilisations naissent, grandissent mais meurt aussi. Les territoires évoluent. La gloire s’envole. D’où ma question : pourquoi ne pas essayer la paix pendant quelque temps ? Si on trouve que la guerre est préférable, on peut facilement se battre à nouveau !
          Mon seul camp : celui de la justice et de l’équité. Celui de l’unité. Celui, dans le pire des cas, une coexistence pacifique et dans le meilleur des cas d’une coopération, voire d’une symbiose. Finalement, mon camp est simplement la paix et non la guerre.

            Owncloud, mon cher owncloud, toi et tes contacts...

            Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

            De nos jours, on a plusieurs appareils : un smartphone (ou plusieurs, pour le travail dit-on), un ordinateur fixe, un ordinateur portable, une tablette… Et il est souvent fastidieux de recopier, inlassablement à la main tout ses contacts. Maman, Papa, le Docteur, Mamie, la Tata-Que-L’on-Voit-Qu’à-Noël…
            Puis finalement, on cherche sur Internet et on voit, oh miracle des miracles, qu’il existe un protocole pour cela : CardDAV. En gros, c’est comme la synchronisation des contacts de Gogole mais sans Gogole. Bien pratique, alors on fonce, on installe MonNuage (qui ne sert pas qu’à mettre le dernier épisode du Trône d’Airain les photos de vacances en Bretagne où vous arboré, fièrement, un sourire avec votre seau de crabe ou les photos de votre/vos odalisque·s).
            Vous ouvrez alors L’Oiseau-Tonnerre et en un éclair il s’ouvre. Vous allez donc exporter. Mais, soudain, votre figure se décompose, votre sourire narquois disparait aussi vite qu’une tente que l’on ouvre. Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Thunderbird ne peut qu’exporter en LDIF et Owncloud ne peut lire que en VCF.
            Je décide, rapidement, de prendre mon courage à deux mains et fabriquer un petit outil indispensable.
            Le seul problème maintenant, c’est que Owncloud ne peut importer qu’un fichier VCF à la fois. Que diable, cet outil est surement sponsorisé par le gouvernement du Pandémonium !

              Les meilleurs articles de l’étudiant libre

              Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

              L’Étudiant libre a 3 ans. Pour fêter son anniversaire, voici une compilation des articles les mieux réussi du site (enfin, à mon sens !).



                Le prix libre, ou comment financer la culture sur Internet

                Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

                Il y a 2 ans, je vous parlais des financements des médias sur Internet, en listant plusieurs possibilités. Néanmoins, au fil des péripéties dans le cyberespace, je vois apparaitre de plus en plus le concept de prix libre. Tu paye, du montant que tu a envie, de zéro à tant, selon des moyens et selon la valeur que tu estime de la chose à « consommer ». Pour une œuvre d'art, un service, on échange contre ce qu'on souhaite. L'idée est pas mauvaise, c'est un peu le mécanisme donner-recevoir-rendre. C'est aussi un moyen d'encourager l'auteur : en effet, il ne vit pas forcément d'amour et d'eau fraiche, et produire un bien ou un service coûte (un livre en papier, un site en hébergement…).
                La philosophie du prix libre est aussi différente. On est pas dans une logique marchande et de bénéfice, mais de partage et de coopération. Tu m'aide donc je t'aide. Principe de réciprocité qui est à la base des relations humaines.
                Ce « prix libre » peut prendre plusieurs formes. Pécuniaire en premier lieu. On envoie de l'argent au créateur.
                Matériel ensuite : je t'envoie pas de l'argent mais un bien comme une tablette de chocolat ou des fruits de mon jardin.
                Moral : je te remercie du fond du cœur, je partage donc je te fais connaitre, je t'aide pour tes prochaines œuvres…
                Ainsi, le prix libre permet de démontrer que l'argent n'a plus le monopole des échanges, changeant ainsi le paradigme capitaliste (du capital, des possessions), en autre chose, celui du partage et de la coopération.
                Le prix libre, de part sa volonté de laisser la possibilité de fixer un prix, est aussi un processus démocratique, laissant du pouvoir aux citoyens d'aider à sa manière. L'accès à la culture est permis à tous, sans devoir débourser des sommes pharamineuses pour un produit médiocre, ou au contraire donner plus que le coût de vente normal pour soutenir l'artiste. Ainsi la valeur du produit est définie directement par les consommateurs.
                Ainsi, par ce processus de choix, de sélection, permet de démocratiser la culture en aidant les artistes vraiment populaire et plus ce qui a été décidé par une firme. C'est un peu de l'anarchie économique : il s'organise seul, sans intervention d'autorité. De plus, l'argent gagné peut-être aussi redistribué aux autres artistes, faisant ainsi un cercle vertueux.
                Le seul reproche, c'est la production à perte, quand le prix libre est inférieur au coût de production. Néanmoins, l'être humain étant naturellement généreux, cela est vite compensé si cela lui plait, afin d'avoir d'autres œuvres (un peu comme une drogue. Tu aime, donc tu veux avoir une nouvelle dose). A contrario, si tu vend à perte, tu arrêtera car tu saura que ces inutiles. Donc ce reproche se transforme finalement en avantage.
                Néanmoins, un prix libre ne signifiai pas un contenu perverti pour plaire aux consommateurs ? A cette objection, je vous répondrai que certain artistes font un contenu plaisant aux consommateurs (ou commercial), mais pas forcément à eux, pour l'acheter prix libre ou non. Libre à l'artiste de faire ce qui lui plait ou non. S'il produit un contenu qu'il ne prend pas plaisir, c'est son problème, pas le votre si cela vous plait, tant mieux pour vous.
                Finalement, le prix libre rentre dans cette volonté de redonner du pouvoir aux citoyens comme la Do It Youself, le logiciel libre, les fablab…
                Concrètement, comment mettre en place un système de prix libre ?
                Tout d'abord, il faut indiquer aux utilisateurs que vous fonctionnez en prix libre. Ploum, sur son blog, le montre bien, avec une inscription du genre « ce blog est payant, mais au prix libre » suivit d'une explication.
                Ensuite, on doit mettre un moyen de payement. Dans la vraie vie, une caisse peut suffire. Sur Internet, de nombreux services (tipeee, flattr, Patreon) le fond, moyennement une commission.
                Finalement, et ce qui me semble important à mes yeux dans un soucis de transparence, et de montrer ou du moins expliquer les coûts que ça engendre. Cela montre que vous passez du temps et de l'argent afin de fournir quelque chose, demandant ainsi un sacrifice (même minime) de votre part.
                Le prix libre est donc un nouveau concept économique. Il fait partie du mouvement de la culture libre et influencera peut-être l'économie du XXIe siècle. Alors pourquoi pas l'essayer ?

                  La démocratie (liquide) à l’heure d’Internet

                  Par le Temps de lecture estimé : 5min 0 Commentaire

                  Ah, la démocratie liquide. Son principe est simple : on consulte les citoyens par un référendum afin d'avoir un éclairage sur un problème. On peut considérer cela comme une forme de démocratie direct ou de démocratie participative.
                  C'est en sorte un bon compromis. En effet, on élit un représentant pour nous représenter (tel un délégué de classe ou un syndicat) et en retour, il connait l'opinion du peuple afin de prendre des choix en connaissance de cause. Ainsi, on se retrouve en situation de contrat social (tel édicté par Rousseau) : on t'élit mais en échange tu nous représente.
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                  Agora Ex Machina, ou comment tendre vers la démocratie liquide.

                  On est ainsi dans un processus où chaque décision influent sur la structure de la société (au sens large, les lois) est approuvé par la majorité de la population. En digressant, on peut dire que c'est la notion de liberté fait par Jean-Jacques Rousseau : la liberté est la soumission aux lois a élaboré d'un commun accord. Ce principe de faire participer tout le monde à la prise de décision porte un nom : la Sociocratie (qui à mon sens semble mieux que la stochocratie ou tirage au sort. Pour voir les dérives, voir le livre loterie solaire de Philip K. Dick).
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                  Agora Ex Machina, ou comment tendre vers la démocratie liquide.

                  Cette démocratie liquide à fait ses preuves dans l'organisation à petite échelle. Par exemple, le Parti Pirate Allemand est friand. A voir à l'échelle national, continental voir mondial.
                  Il existe de nombreux outils pour permettre la démocratie liquide. Je peux citer Agora ex machina de CRLBazin ou Democracy 2,0 de mon crû.
                  Malgré cela, on peut émettre des critiques envers la cyberdémocratie : la présence d'un intermédiaire technique, peu accessibles pour certains (zones reculés, populations âgés), ainsi que les risques d'usurpations (pour les votes). Cela n'est pas parfait, mais c'est un bon début. Ainsi, on peut imaginer coupler ces outils avec des rencontres de quartier et débattre. Le fruit de ses débats est rapporté à l'échelle supérieur qui fait de même jusqu'au dernier échelon.
                  Concernant la sociocratie, qui me semble un bon système, j'ai pas de retour à grande échelle. Mais ces outils me semblent de bonnes pistes pour plus de démocratie.
                  PS : oui, j'ai surement fait l'amalgame entre démocratie liquide et sociocratie, mais pour moi, la démocratie liquide est inclue dans la sociocratie.
                  Pour aller plus loin :
                  Comment fonctionnerait un parti appliquant les principes de la « sociocratie » ? (billet invité) de Jean Gadrey